La mystique grecque

Dieux grecques: noms de Seigneur

Platon est reconnu en Islam comme puisant sa science dans la niche à la prophétie. Le banquet, de l’avis de tous, est un récit d'initiation à la mystique.


Chaos : Le Dieu apophatique inqualifiable.

Génération : l’Essence

Eros est le 12ième millénaire.

Aristogiton et Harmodios sont respectivement Caïn et Abel.

Ouranos : Onzième millénaire. Le Roi dont le Trône est sur l’eau; Dieu portant Attributs et qualificatifs.

Cronos tranche les testicules de son père Ouranos : les archétypes sont désormais immuables.

Gaïa : la Connaissance.

Ourania est la plus ancienne des déesses, née sans mère d'Ouranos, elle correspond à l’Âme Universelle, Fatima Fâtir.

Zeus est l’un des six titans, le premier des six millénaires ou éons. Démiurge, Il est chargé de la création et de la mise au pas de tous. Septième Dieu dans l’ordre ascendant : le Roi dont le Trône est d’Ebène.

Diotime a la science du Ta’wîl. Elle donne une leçon magistrale de sagesse divine à Socrate.

Dione est la nymphe issue d’Ouranos et de Gaïa; elle correspond à la sagesse mystique totalisant les sept cieux.

Aphrodite populaire est l’amour terrestre.

Achille est le prototype du pèlerin arrivé au stade d’intellect contemplatif. Il a du, pour y arriver, tuer Hector l’intellect pratique. Il meurt pour Patrocle, l’intellect Agent. Sa mère, l’Âme à laquelle il s’origine, l’a prévenu que s’il ne le faisait pas, il reviendrait chez lui pour y mourir vieux et chargé de soucis.

Alceste symbolise la Sophia terrestre dans un premier temps. Après le passage par l’épreuve de la tombe, elle revient pour sauver son époux qui avait encore ses parents. Elle les fit apparaître étrangers à leur fils. Alceste devient Sophia céleste. Ainsi faute de voir dans Alceste la "Sophia" liée aux traditions religieuses locales chtoniennes, les auteurs ultérieurs et les critiques ont en fait une héroïne de roman. Ils ont abouti ainsi à vider le récit de sa charge mystique et initiatique.

Alcibiade, ivre, est le prototype du pèlerin mystique. L’ivresse indique qu’il est en plein Fath ou expérience unitive. Il doit se déchausser en présence des représentants des sept spiritualités. L’enlèvement des sandales signale qu’il est dans la rivière sacrée à l’exemple de Moïse, en celle de Towâ.


Socrate symbolise dans le récit, l’Esprit Saint. Il prend en main Alcibiade pour sa fécondation mystique suivie du dur combat pour la purification.


Sophocle, quant à lui, développe par paliers les étapes successives. Chaque pièce de son "théâtre" nous fait parvenir à un degré, en nous initiant à la spiritualité qu’elle aborde.


L'Ajax de Sophocle est le prototype du pèlerin mystique parti à la recherche des sept spiritualités. Il est d'abord fou, en pleine expérience spirituelle unitive. Il tue toutes les bêtes à cornes, les forces inhérentes à l'intellect pratique et à la sagesse terrestre, symbolisées par l'armée grecque. Lorsque l'Esprit saint relâche son étreinte, il retrouve un peu de raison.

Athéna est Fatima Fâtir et Ulysse, l'intellect pratique.

Tecmesse est la sagesse terrestre qui tente de ramener Ajax à la raison. Le Coryphée est le sens de la mesure. Ménélas figure les forces vitales. Teucer est l'intellect contemplatif. Le fils d'Ajax est l'îlot d'intellect pratique qui subsiste en lui, sa walaya première. Il lui laisse son bouclier pour se défendre et emporte avec lui les armes d'attaque que sont la rhétorique et autres du même cru. Ulysse est l'intellect pratique réformé dans la suite du récit.

Le roi symbolise la religion dogmatique et ses édits.


Dans Antigone (Entrée du chœur), l'intellect pratique et les forces intellectives qui en dépendent est symbolisé par le dragon (l'armée thébaine); celles de l'intellect Agent le sont par l'aigle (l'armée argienne).

Antiope est la Sophia terrestre répudiée par Lycos. Il épouse Dircé la sagesse céleste laquelle est attachée aux cornes d’un taureau sauvage. Ce dernier symbolise les deux premiers intellects supérieurs.

Dionysos est l’Esprit Saint, dieu de la vigne, qui apporte l’ivresse de l’expérience unitive. Il la sauve et la métamorphose en fontaine : source de connaissance et de sagesse.

Antigone figure la religion de salut personnel et Ismène le reste de dogmatique (Selma dans le soufisme). Les deux frères symbolisent le corps de résurrection et l'intellect pratique. Ce dernier meurt une seconde fois afin que l'âme puisse se métamorphoser en esprit. Nous sommes au septième ciel où nous a fait parvenir leur père Œdipe.


Dans les Limiers : la naissance à la spiritualité du ciel d’Hermès, Idriss, 4ième ciel. Les deux vaches que vole Hermès, encore enfant, sont celles qui vont engendrer les deux premiers degrés de la Walâya. Les cinquante vaches représentent la connaissance totale que délivrent les cinq intellects multipliés par les dix intelligences. L'enseignement que donne Hermès fait parvenir à l'achèvement de la connaissance mystique.


Dans Œdipe Roi : La vision de l’œdipe traduit l’atteinte à l’état d’éveil et à la parenté céleste. Ici également, nous avons affaire à un amalgame qui a abouti au même résultat que précédemment. Les anciens poètes épiques, soit par ignorance, soit sous l’effet de préoccupations morales, se sont appliqués à occulter le vrai sens religieux du parricide et de l’œdipe. Au lieu de nous indiquer qu’il s’agit d’une vision ou d’un récit initiatique, ils nous les ont représentés l’un et l’autre comme des évènements historiques. Ultérieurement, le sens sacré et religieux fut complètement occulté et les textes n’exprimèrent plus que l’histoire apparente sinon des mythes proches de la fabulation. Le sens que donnaient les anciens grecs à la vision de l’union avec la mère est celui d’une hiérogamie, un mariage avec la Terre céleste. La vision d’un parricide avait pour eux comme signification religieuse : une habilitation à atteindre à l’Intellect et une place dans la chaîne de transmission mystique.

Les furies déchaînées sont celles du combat contre l’antagoniste, celui que certaines gnoses chrétiennes désignent par l’Antéchrist et la tradition musulmane par le nom d’el Masîh eddejjâl. Œdipe signifie pied enflé; rituellement ce qualificatif est une indication visant à faire comprendre que le mystique a atteint un savoir des réalités divines qui parvient autrement que par l’étude et l’apprentissage habituels. Dans les textes sacrés les mains sont organes d’intellection, et les pieds, de connaissance : Coran 5, 65 à 66 : "Oh ! Si les gens du Livre avaient la foi et la crainte du Seigneur…ils jouiraient des nourritures qui se trouvent au-dessus de leurs têtes et de celles qui sont sous leurs pieds.".


Philoctète a la mémoire troublée; il est abandonné, solitaire et sans ressources; les crises se succèdent et son mal empire. Il commandait sept vaisseaux correspondant aux sept spiritualités. Il fut débarqué et abandonné par les siens sur le rivage : il a donc quitté le monde des âmes pour accéder à celui des esprits.

Philoctète symbolise celui qui a totalisé les sept cieux et qui entre en occultation, abscence pour une durée de cinq millénaires supplémentaires. Il tire les pigeons sauvages (les spiritualités) pour se nourrir. Le sol est gelé, il est aux portes du monde de l’esprit. Il frotte pierre contre pierre, intellect contre intellect pour faire jaillir la flamme.

Achille est le Jacob de l'être marqué au talon.

Néoptolème : l’enfant parfait, second degré de la Walâya.

Ulysse : l’intellect pratique en relation connexion avec Dieu.

Le mal au pied signifie une connaissance de la sagesse divine acquise comme expliqué précédemment.

Dans Les Trachiniennes : Héraclès est le prototype du mystique parvenu à la spiritualité que confère le 7ième Ciel.

Zeus, père de tous les êtres exila son fils dans le monde matériel où il fut esclave. Héraclès aura à combattre pour retrouver sa place initiale. Les sept travaux correspondent chacun à l’intellection nécessaire pour faire sienne la spiritualité d’un ciel. Déjanire (Selma) symbolise la sophia céleste dans les trois premiers degrés qui sont les siens dans le Malakût. Elle ne peut accompagner Héraclès au delà du 7ième ciel. Ce dernier aidé de son fils, son corps de résurrection, gagne les cieux les plus hauts en traversant le détroit. Héraclès a auparavant sacrifié douze bœufs en correspondance avec les douze intellections qui ouvrent sur les douze connaissances. Iole représente le plus haut degré de la connaissance céleste (quatrième et ultime épouse).

Dans Electre : Oreste est l’homme parfait qui a gagné toutes les épreuves : course simple, double course et les cinq joutes lesquels symbolisent les cinq lumières primitives. Oreste a atteint la spiritualité du Sauveur, Apollon.

Les Attributs de Majesté sont symbolisés par le couple Egisthe Clytemnestre. Les Attributs de beauté sont représentés par le couple détruit : Agamemnon Clytemnestre.

Electre correspond à l’Ange du sens ésotérique, le Ta’wîl. Chrysotémis représente l’Ange de la religion théosophique de l’adepte, Malika, Daena, ...

Œdipe à Colone est le final qui mène le mystique jusqu’à son nom de Seigneur. Tout d’abord Œdipe est aveugle à tout ce qui est monde matériel. Son domaine est l’univers des yeux clos, le monde des visions. Il est guidé jusqu’au pays sacré : la terre de l’Erèbe, terre du laurier, de l’olivier et de la vigne où l’on s’abstient de prendre le vin; seuls l’eau et le miel y sont permis : le jardin, la terre promise.

Le Laurier symbolise l’arrivée en vainqueur spirituel, l’olivier est l'arbre de l’amour. L’eau symbolise l’esprit et l’Unitude, et le miel le sens des textes sacrés. Le vin interdit en ces lieux, indique que le pèlerin n'a plus besoin que l'intellect Agent (Gabriel le donateur, celui qui induit l'ivresse spirituelle) le guide continuellement. Il a atteint la sagesse que confère la philosophie hadratique.

Thésée est douzième millénaire en position du Sauveur qui apporte paix et justice à la propre terre du mystique. Le nom de Seigneur de Sophocle est Thésée 12ième millénaire, fils d’Egée, la Volonté divine, en tant que point qui cohére. Il se noie dans la mer du même nom : retourne à l’Essence, son Origine.

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